Et si on savait qui a quoi?
Un congélateur disponible quelque part. Des collations qui pourraient servir ailleurs. Une récolte assez généreuse pour en faire profiter un autre organisme. Autour de la table du RADIS, une question toute simple finit par s’imposer : comment mieux savoir ce que les autres ont, font ou peuvent partager?
La question arrive naturellement pendant cette rencontre de rentrée 2026-2027, alors que les membres présentent différents projets liés à l’alimentation.
Les exemples sont très concrets. Au Centre aux sources, une importante récolte de poires permettra d’en prévoir 40 livres pour Transfo Argenteuil. Ailleurs, on prépare des collations, on cuisine ou on cherche de l’équipement.
À force d’entendre tout ce qui se fait, une participante soulève un enjeu : lorsqu’un besoin apparaît, comment savoir vers qui se tourner?
Ce qui existe… sans toujours savoir où le trouver
Un organisme pourrait avoir besoin d’un congélateur pour ses réserves. Un autre pourrait chercher des collations pour des enfants. Pendant ce temps, quelque part sur le territoire, ce qu’il leur faut est peut-être déjà disponible.
Le défi n’est donc pas seulement d’avoir accès à des ressources. C’est aussi de faire circuler l’information au bon moment.
Cette réflexion donne un sens très concret à un mot qui revient souvent pendant la rencontre : mutualiser.
Des aliments, des équipements, des formations ou des expertises peuvent parfois profiter à plus d’un organisme.
Maintenant, comment fait-on?
Plus tard dans la matinée, les chaises bougent et les membres se divisent en petites équipes.
Sur les murs, de grands Post-it présentent les pistes du plan d’action 2026-2027 : poursuivre la mutualisation, développer l’éducation populaire, favoriser le réseautage, soutenir le recrutement des bénévoles, renforcer les liens avec les producteurs et les commerces et poursuivre les visites inspirantes.
Cette fois, il faut aller un peu plus loin : comment? qui? où? quand?
« Tu veux être dans mon équipe? »
« J’ai pas de crayon. »
« Moi, j’en ai! »
Derrière cette légèreté, ça cogite. Les groupes discutent et des personnes lèvent la main pour contribuer à la suite du travail.
Un regard neuf sur la table
La rencontre suscite aussi l’intérêt de ceux qui découvrent le RADIS.
Nouvelle coordonnatrice de la CDSA, Chantal apprécie de voir concrètement ce qui se fait et se discute autour de la table. Plusieurs sujets l’interpellent et elle manifeste son envie de revenir participer aux prochaines rencontres.
Pour un participant, il s’agit également d’une première participation. Il se dit impressionné par le niveau de mutualisation déjà présent dans Argenteuil. Il profite aussi de sa présence pour rappeler aux membres qu’ils peuvent faire appel à Moisson Laurentides s’ils ont besoin d’aide ou souhaitent profiter de leur expertise en matière de banque alimentaire.
Deux premières présences qui ne restent donc pas simplement dans l’observation : elles ouvrent déjà la porte à de nouveaux liens.
Voir ce qui est déjà là
Cette rencontre de rentrée du RADIS fait ressortir une réalité : sur le territoire, beaucoup de choses sont déjà en mouvement.
Des projets avancent. Des aliments passent d’un organisme à l’autre. Des partenaires possèdent des équipements, des connaissances ou des savoir-faire qui pourraient être utiles ailleurs.
Reste maintenant à mieux faire circuler cette information. Une question qui s’est invitée autour de la table et qui pourrait bien accompagner la suite du travail du RADIS.